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Le horse-ball, une invention française

Issu des pratiques argentines et afghanes, le horse-ball est un sport collectif, à mi-chemin entre le rugby et le basket à cheval, inventé par la France. Un sport initié par des passionnés d’équitation et de rugby du Sud-Ouest.

Le horse-ball un sport qui mérite d’être mieux connu

Vous ne connaissez pas le horse-ball ? C’est bien dommage. 
Alors venez vous en mettre plein les yeux au Jumping, du 6 au 9 février prochain, devant un « match des légendes » organisé par Le Jumping International de Bordeaux. Romain Depons, Jean-Baptiste Depons, Nicolas Thiessard, Thomas Soubes, Mikel Le Gall et Benoît Leveque seront notamment présents pour vous faire découvrir cette pratique encore trop méconnue, mais largement dominée par la France. 

Nicolas Thiessard, référence sportive en horse-ball et fondateur du site d’informations horse-ball.org, explique pourquoi la France s’impose naturellement dans la majorité des compétitions internationales : « Comme c’est en France que le horse-ball a été inventé, on a pris de l’avance sur les autres nations. Notre championnat s’est développé plus tôt, donc les joueurs et les chevaux ont pu s’améliorer et acquérir plus d’expérience », développe-t-il. « Ce développement a notamment permis à toute une génération de rester à un haut niveau pendant longtemps. Ça nous a permis de remporter beaucoup de titres. Mais ça nous a aussi empêché de former correctement les générations suivantes. On le paye aujourd’hui puisque les deux derniers championnats d’Europe ont été remportés par l’Espagne ».

Du capitaine Clavé au Jumping

©Lou Daum

La France s’initie au horse-ball dans les années trente, grâce au capitaine Clavé. Soucieux d’améliorer l’harmonie de ses cavaliers avec leur monture, le gradé les fait jouer à une sorte de basket à cheval. Quarante ans plus tard, en 1979, le horse-ball, celui que l’on connaît encore aujourd’hui vit son premier coup de fouet avec la création des championnats de France remportés par Bordeaux Blanzac.
 
Mais alors, comment ça se joue ? Comme ça.
Quatre cavaliers se font face sur un terrain d’environ 70 mètres sur 30. Derrière eux, un arceau d’un mètre de diamètre suspendu quatre mètres au-dessus du sol. Entre eux, un ballon de taille 4 (la même dimension qu’un ballon de football) entouré de six sangles afin de faciliter sa prise en main. L’objectif, vous l’avez bien compris, est de faire passer ce ballon dans l’arceau au moins une fois de plus que son adversaire au cours des deux mi-temps de dix minutes que dure un match. En cas d’égalité, plusieurs séquences de trois minutes peuvent être rajoutées jusqu’à ce qu’une équipe marque et remporte, ainsi, la victoire. Quelques petites particularités cependant : avant de tenter un tir, les joueurs d’une équipe doivent réaliser trois passes minimum et entre trois joueurs différents. Ils n’ont par ailleurs pas le droit de conserver le ballon plus de dix secondes.

Le horse-ball, un sport spectaculaire

©Lou Daum

« C’est un sport de contact. Il tient du basket et du rugby » rappelle Nicolas Thiessard. Au cours d’une rencontre, les cavaliers peuvent essayer d’arracher la balle des mains de leurs adversaires. Ils doivent donc venir percuter le cheval adverse, mais le contact doit se faire d’un angle toujours inférieur à 45 degrés afin de minimiser la violence de l’impact.
Pas de danger particulier pour autant selon l’ancien joueur : « Il y a toujours un risque dans la pratique de sport à cheval, mais avant de faire du horse-ball, il faut déjà avoir un gros niveau équestre. C’est la même chose pour le cheval, au-delà du couple que l’on doit créer avec lui, il faut constamment lui faire travailler les bases, le monter tous les jours, tout cela, en plus des entraînements collectifs une à deux fois par semaine ».
Le horse-ball est aujourd’hui la quatrième discipline de la Fédération Française d’Équitation en terme d’engagés. Ils sont entre six et sept milles participants en compétition, pour un total de 600 équipes réparties sur le territoire. Une vingtaine de nations pratiquent le horse-ball, de la Belgique au Portugal, en passant par la Canada, le Brésil et l’Australie. « Ça se développe bien, assure Nicolas Thiessard, puis si vous vibrez pour un petit pont au football, venez voir un ramassage de balle effectué à 40km/h sur un cheval. Vous allez faire “wahou“ ».

Ça serait bête de louper ça alors n’hésitez pas à prendre vos places pour venir au Jumping du 6 au 9 février 2020.

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