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Coupe du monde d’attelage : un véritable temps fort du Jumping

C’est au Jumping International de Bordeaux que la finale de la 13e édition de la Coupe du Monde FEI d’Attelage se déroulera le Dimanche 9 février.

Benjamin Aillaud, meneur français sera présent et nous explique sa passion pour ce sport.

« Imaginez que je rentre dans votre cuisine à 40km/h avec quatre chevaux qui tirent trois hommes sur une voiture et que je fasse demi-tour à l’intérieur. Bah voilà, c’est ça la coupe du monde d’attelage ».
Si vous ne visualisez pas encore tout à fait ce qu’implique les explications de Benjamin Aillaud, allez voir cette épreuve de coupe du monde qui avait déjà lieu au Jumping de Bordeaux, en 2013.

Vice-champion du monde 2008

Chardon, Bram - ©ChristopheBricot

Benjamin Aillaud est le meneur français.

À 43 ans, cela fait maintenant 20 ans qu’il pratique cette discipline hors du commun. Vice-champion du monde en 2008, meilleur résultat tricolore, le Français sera obligatoirement présent à la finale du Jumping.

Pour participer : être parmi les 6 meilleurs attelages, eux-mêmes sélectionnés au sein des 10 plus performants de la saison régulière, qui se déroule entre Mars et Octobre.

Depuis début Novembre, 10 équipes s’affrontent sur 10 étapes, entre Lyon, Maastricht, Stuttgart, Londres ou encore Budapest, pour tenter de se hisser dans les 6 premiers et espérer décrocher la couronne à Bordeaux : « Pour l’instant on oscille entre la 6e et la 7e place », détaille Benjamin. « La dernière manche avant Bordeaux c’est Leipzig. Je pars Mercredi pour un voyage de 23h. Tout ça pour piloter deux petites minutes sur un circuit ».

La Formule 1 du cheval

Chardon, Bram - ©SPORTFOT

Mais alors comment ça marche, l’attelage ?

C’est Benjamin qui l’explique le mieux : « Premièrement et le plus important, vous avez quatre chevaux en ligne de deux. Ils sont rattachés à une voiture. 600 kilos, 125 cm de large.

Et je vous parle d’une vraie voiture. Déjà parce que ça coûte le même prix qu’un bon véhicule, et ensuite parce que c’est un monstre de technologie. Il y a des suspensions très spéciales, un gros système d’articulation et de direction. C’est une mécanique très précise. Sur cette voiture, trois hommes. Le meneur, celui qui tient les rênes et qui pilote. Son co-pilote, juste derrière. Comme dans un rallye, il parle à son pilote et anticipe les trajectoires à prendre. Et pour finir, derrière le co-pilote, le groom. Lui va faire en sorte, par exemple, de se pencher à l’intérieur de la courbe pour baisser le centre de gravité de la voiture et empêcher qu’elle ne se retourne. En tout ça fait trois tonnes de masse et sept cerveaux qu’il faut faire fonctionner à l’unisson ».

Pour le meneur français, tout est là : « Réussir à amener les chevaux à un tel niveau de précision, sans utiliser le moindre rapport de force avec eux, c’est extrêmement grisant. Je suis instructeur d’équitation et j’ai la chance de faire un métier que j’aime, mais ça, c’est tellement particulier, c’est une alchimie hallucinante ».

Preuve à l’appui le 9 Février à 16h45 au Jumping International de Bordeaux.