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Rassurer son cheval : l’écoute et l’éducation comme meilleurs alliés

Le cheval est un animal plutôt craintif. Il faut le comprendre : longtemps chassé, il reste à l’affut du moindre danger avec comme principal arme de défense : la fuite.
Pour transformer cet instinct en qualité, il faut l’aider.

©Christophe Bricot

Façonné par plusieurs milliers d’années d’histoire, le cheval a conservé un instinct craintif. N’y voyez rien de péjoratif, toutes ses années d’entraînements lui ont permis de développer un comportement défensif : le cheval réagit vite, et court vite. 

« Attention, un cheval qui a besoin d’être rassuré, c’est qu’il est inquiet. Normalement, on n’a pas vraiment besoin de rassurer son cheval. En fait, plus l’éducation est renforcée, moins on a besoin de le rassurer ».
Sébastien Jaulin est éducateur de jeunes chevaux, préparateur de chevaux de sport et rééducateur de chevaux difficiles. Fort de ses 12 années en tant que responsable du pôle éducation du Haras de Hus, à Nantes (le plus grand haras de chevaux de sport en France), Sébastien a quelques conseils à donner : « L’éducation du cheval est très importante et elle ne doit pas être faite par un amateur. On peut éventuellement rééduquer un cheval mais le résultat ne sera jamais aussi bon qu’avec une éducation respectée depuis le début ».

L’importance du débourrage

©Christophe Bricot

Alors, comment apprendre à son cheval à ne pas avoir besoin d’être rassuré ?
« Tout se joue pendant la phase de débourrage » explique Sébastien Jaulin.
« C’est à ce moment-là qu’on va apprendre au cheval à être monté, à faire ce qu’on attend de lui. C’est une période où il va se poser beaucoup de questions puisqu’il va être confronté à plusieurs situations qu’il ne connaît pas, ne serait-ce que la pression de la selle sur son dos ». 

Le cavalier doit également profiter de cette période d’apprentissage pour conditionner son cheval à réagir sereinement face à des situations surprenantes ou non naturelles. On peut, par exemple, lui apprendre à s’arrêter et à attendre la réponse de son cavalier lorsqu’il fait face à un danger.
« Le cheval ne fait rien contre nous. Il fait tout pour lui » poursuit Sébastien Jaulin qui demande à tous les cavaliers d’être particulièrement à l’écoute de leur monture.
« Il faut constamment répéter les situations car il est possible que, pour le cheval, faire demi-tour face à un danger sera plus confortable que de s’immobiliser en attendant la réponse de l’homme ». Il est donc important de le désensibiliser : « Si je prends un drapeau de 30x30, qui fait du bruit quand je l’agite, le cheval va en avoir peur. Mon objectif va être de l’exposer sans le surexposer. Je ne veux pas le faire fuir. Je vais donc adapter l’utilisation du drapeau à ses réactions. Le but c’est qu’il comprenne que la meilleure réaction, c’est de s’arrêter de bouger ». 

La fainéantise plus forte que la peur

©Christophe Bricot

Le cheval risquera toujours d’être confronté à des situations génératrices de stress ou de peur. « Dans ce genre de cas de figure, on peut renforcer l’action des aides. Mais encore une fois, cette solution sera efficace si elle a été correctement intégrée par le cheval ».
Les « aides », ce sont les jambes, les mains et le poids du cavalier, en contact avec l’animal : « En renforçant les aides, on va augmenter le nombre d’informations transmises au cheval et l’inciter à augmenter son taux de concentration. L’objectif est qu’il le soit tellement qu’il relègue au second plan l’environnement et la source de sa peur ».

Mais le cheval peut aussi faire croire qu’il a peur pour ne pas avoir à travailler : « Certaines personnes viennent me voir en m’affirmant que leur cheval a peur de tout. Alors qu’en fait, il a simplement appris à avoir peur pour se soustraire au travail ». 
Comment faire pour ne pas se faire piéger par son animal ? « Par exemple, s’il a peur d’aller à tel endroit, on le laisse se rendre dans un endroit où il se sent plus en sécurité mais une fois qu’il y est, on lui fait faire un exercice contraignant. »

L’apprentissage, définitivement le meilleur moyen pour combattre les peurs du cheval.

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