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Coupe du monde de Saut d'obstacles

Coupe du Monde de saut d’obstacles : une longue histoire

La Coupe du Monde a vu le jour en 1978. Bordeaux faisait partie des premiers concours de ce nouveau circuit, dont la première finale s’est disputée en Avril 1979, au Scandinavium de Göteborg en Suède (dans le fief de l'unique sponsor de cette série jusqu’en 1998, le constructeur automobile Volvo). L'Autrichien Hugo SIMON fut le premier vainqueur de cette épreuve avec le légendaire Gladstone.

Dès l'année suivante, à Baltimore, avec l'Américain Conrad HOMFELD s’ouvrait une période de domination nord-américaine qui allait durer dix ans exactement. HOMFELD remportait une nouvelle fois la finale de la Coupe du Monde à Berlin en 1985 avec le légendaire Abdulah, où Pierre DURAND réalisait le meilleur résultat français jusqu'alors (et jusqu’en 2004), en prenant la troisième place avec Jappeloup.

Philippe ROZIER, à Paris en 1987 et Pierre DURAND à nouveau à Göteborg en 1988, puis en 1990 à Dortmund, toujours avec Jappeloup amélioraient cette performance avec une deuxième place. Cette année là, en 1990, le trophée revenait en Europe, grâce au couple fabuleux que le britannique John WHITAKER formait avec Milton.

Comme Conrad HOMFELD (80 et 85) et le Canadien Ian MILLAR (88 et 89),  John WHITAKER réalisait le troisième doublé en 1991 à Göteborg. Dix-huit ans après sa première victoire, l’Autrichien Hugo SIMON rejoignait à Genève en 1996, ce club des doublés avec son extraordinaire E.T. L’année suivante, ce quatrième doublé devenait le premier triplé de l’histoire de la Coupe du Monde, avec une nouvelle victoire d’E.T à Göteborg. Ainsi, la Coupe du Monde est restée en Europe jusqu’en 1998. Année où elle s’envola enfin pour un nouveau continent, l’Amérique du Sud. En effet, le plus Européen des Brésiliens, Rodrigo PESSOA enlevait le Trophée à Helsinki en avril 98 et, le conservant en 1999, réalisait un doublé qu'il transformait en triplé en 2000 à Las Vegas. Pour ces deux dernières victoires avec l'étalon français Baloubet du Rouet, l'actuel N°3 mondial avait mené l'épreuve de bout en bout.

Le défi que le Brésilien s’était fixé, une quatrième victoire, n’avait donc rien d’insensé. Baloubet était tout à fait à même de réaliser l’exploit à Göteborg en avril 2001. Mais l’étalon français, qui n’avait pas besoin de glaner des points de qualification sur le circuit, est arrivé en Suède un peu à cours de compétition. Pourtant, PESSOA a été tout près de remporter son pari. Mais il devait céder le dernier jour à la pression que lui imposait le Suisse Markus FUCHS et Tinka’s Boy qui finissaient par avoir raison des tenants du titre, les acculant au barrage.

La Finale 2002, dans un site qui n'avait jusqu'alors reçu aucune étape qualificative, à Leipzig, fut une réussite sur le plan de l'organisation. Sur le plan sportif également avec un suspense qui demeura intact jusqu'au bout. L'Allemagne attendait bien évidemment son N°1 mondial, Ludger BEERBAUM, mais ce fut Otto BECKER qui se montra le plus régulier avec son superbe étalon du Holstein, Dobel's Cento.

En 2003, les finalistes retrouvaient le Thomas & Mack Center de Las Vegas appelé à devenir le site biennal de cette finale. Avec Anka, sa seconde jument, Marcus EHNING, domina l'épreuve donnant un troisième titre à l'Allemagne après une superbe lutte avec Rodrigo PESSOA et la Suédoise Malin BARYARD. Exception faite de la parenthèse PESSOA – le plus Européen des Sud-américains – le Trophée est solidement ancré en Europe depuis 12 ans.

Vingt-cinq ans d’histoire et toujours pas un titre pour les cavaliers français. Pourtant, tous les meilleurs s’y sont essayés, les DURAND, ROZIER, BALANDA, BOST, GODIGNON, échouant parfois de très peu. A désespérer ! Et la lueur est venue d’un modeste cavalier du Nord, un ancien ouvrier chauffagiste qui a sacrifié revenus et loisirs pour satisfaire sa passion et sa soif de compétition de haut niveau. A force de travail et de persévérance, Bruno BROUCQSAULT s’est imposé dans l’équipe de France en 2002. Et puis l’année dernière, de Berlin à Bordeaux, en Scandinavie et en Italie, avec son petit Dilème de Cèphe, Bruno est allé décrocher son billet pour Milan où, au grand dam des « sénateurs » du circuit, il arrache la victoire devant celle qui notamment allait devenir la première femme n°1 mondial quelques mois plus tard, Meredith BEERBAUM. Cette victoire historique était doublée d’une superbe quatrième place d’Eugénie Angot avec Cigale du Taillis. Le 25 avril 2004 restera une date gravée dans le marbre de l’équitation française.

Meredith BEERBAUM prenait sa revanche l’année suivante à Las Vegas avec un Shutterfly éblouissant, un succès qui venait couronner une série de victoires majeures en indoor (Riders Tour de Munich, succès qu’elle confirmait en 2005, Top 10 de Genève) et qui annonçait d’autres grandes victoires comme dans le Grand Prix d’Aix-la-Chapelle. En 2006, l’Allemagne gardait le pouvoir en Malaisie, à Kuala Lumpur où Marcus Ehning, en bon n°1 mondial, s’adjugeait l’épreuve avec l’un des chevaux les plus craquants du circuit, le très beau Sandro Boy.

En 2007, retour à Las Vegas où Meredith, encore elle, était à deux doigts d’enlever un second titre avant qu’elle et Shutterfly ne se séparent dans un virage, chacun ayant décidé d’aller de son côté ! Une mauvaise compréhension, rare dans ce couple si… uni, qui donna la victoire au Suisse Beat Mändli et Ideo du Thot.

En 2008, les 40 qualifiés ont disputé la 30e finale de ce championnat du monde indoor dans le « chaudron » de Göteborg : un retour aux sources puisqu’il y a 29 ans, Hugo Simon y remportait la première Coupe du monde de l’histoire.

Tout sur la Coupe du monde sur : www.feiworldcup.org