Finale de la Coupe du monde FEI de voltige,
Le retour de l’épreuve de saut en hauteur à Bordeaux a été marqué par une victoire française, celle de Marc Dilasser qui, avec Non Coupable, une puissante jument baie, établissait le premier record à 2m10.
Sur les treize couples au départ, ils n’étaient plus que trois à être restés en course pour tenter l’aventure à 2m10 : l’Irlandais Denis Lynch avec Upsilon d’Ocquier, l’Allemand Marco Kutscher avec Quatell et le Français. Non Coupable n’était pas la plus imposante physiquement face aux deux gros gabarits adverses. Et pourtant, elle fut la seule à franchir cet énorme vertical avec une certaine aisance pour le plus grand bonheur du public.
Le saut en hauteur a toujours fasciné les foules au milieu du XXe siècle, depuis le record du monde établi par le Chilien Alberto Larraguibel Morales, en 1949. Le "capitano" avait sauté une énorme barre de spa mesurée à 2,47 mètres avec un cheval nommé Huaso. Le Français Michel Parot s’était attaqué à ce record dans les années 70 avec un gigantesque cheval de Selle français nommé Tancarville. Il avait franchi une barre à 2,41 mètres en 1974, battant le record de France et échouant de très peu à 2,53 mètres !
Bordeaux va donc renouer avec cette tradition avec une épreuve qui se disputera sur un obstacle spécifique, dessiné par Jean-François Morand pour l’occasion. Elle sera encadrée par un règlement inédit signé « Bordeaux », concocté par des experts et un groupe de cavaliers, et approuvé par la FEI dans le plus grand respect des chevaux.
Aujourd’hui plus puissants qu’au siècle dernier, les chevaux sont à même d’approcher ces hauteurs. Mais ils sont moins préparés pour ce type d’exercice particulier
Rien de moins évident… quoique : en décembre dernier, Robert Whitaker (le fils de John) a battu à Stockholm le record du monde de saut en hauteur sans selle en franchissant un mur à 2,12m ! Alors, avec une selle... En tout cas, le public devrait apprécier cette épreuve dont le but est avant tout de faire passer des émotions.