Finale de la Coupe du monde FEI de voltige,
Émotions fortes garanties avec la finale de la Coupe du monde d’attelage à quatre chevaux. Cette année, Bordeaux accueille, pour l’ultime étape, les six meilleurs qualifiés au terme des sept étapes, l’élite parmi l’élite ! La Coupe du monde a démarré à Hanovre le week-end du 17 octobre. Vainqueur de la Coupe du monde l’an dernier à Leipzig, le Champion du monde australien Boyd Exell retrouvera le Néerlandais Ijsbrand Chardon, pour un duel à couteaux tirés.
L’ambiance sera au rendez-vous avec ce spectacle étonnant et prenant où les meneurs effectuent une sorte de gymkhana à une vitesse ahurissante aux commandes de quatre chevaux ! Le Hall 3 s’enflammera au rythme de cette véritable bataille de chariots de feu !
Bordeaux, qui a toujours aimé cette Coupe du monde d’attelage à quatre chevaux méritait bien cette finale !
LE N°1… L’attelage selon Boyd Exell :
« La façon la plus amusante d’être assis »
En avril 2011, « l’exilé » australien Boyd Exell réussissait le « coup de chapeau »1 en remportant sa troisième Coupe du monde à Leipzig. C’est donc presqu’un règne qu’il défendra à Bordeaux. Entretemps, il a décroché un titre de Champion du monde2 à Lexington en 2010. Plus que quiconque, l’Australien mérite son rang de n°1 mondial (avec, au passage, une victoire à Aix-la-Chapelle en juillet dernier). Il nous raconte cette fascinante discipline qu’est l’attelage à quatre chevaux.
Si vous deviez décrire l’attelage en trois phrases ?
C’est la façon la plus amusante d’être assis ! Vous avez trois jours de compétition et donc vous avez toujours au moins deux possibilités d’effacer la contreperformance d’une journée : vous avez trois opportunités de rentrer heureux à la maison. C’est aussi un vrai challenge de constituer une team de chevaux qui se complètent et qui soient capables de travailler ensemble au cours d’un week-end.
Le plus difficile dans ce sport pour vous : dénicher des chevaux, les entraîner, autre chose ?
Pour réussir dans ce sport, il faut réunir cinq talents. Le premier est d’avoir un bon œil pour effectivement dénicher un cheval. Le deuxième est d’être capable d’entraîner le cheval. Le troisième est d’avoir l’esprit de compétition. Le quatrième est d’être un bon meneur… d’hommes, de savoir diriger les gens : mon staff est composé de six à huit personnes qui doivent à tout moment savoir ce qu’ils ont à faire. La cinquième qualité est de savoir rester financièrement stable. Une fois ces cinq qualités réunies, vous avez une chance de réussir dans ce sport.
Quelle est la première qualité que vous recherchez chez un cheval ?
Il doit se déplacer3 de façon agréable pour l’œil. Ensuite, c’est le tempérament : désormais je recherche des chevaux qui tiennent la pression. Ça ne sert à rien d’avoir des chevaux relax à la maison : ils doivent l’être également sous la pression.
Les quatre chevaux doivent-ils tous avoir la même qualité ?
Non, pour trouver un équipage performant, chaque cheval doit apporter une dynamique différente à l’équipe. C’est après avoir acheté un cheval que je décide s’il peut être un cheval de volée ou un timonier4.
Comment les préparez-vous : montés ou toujours derrière la voiture ?
Ma femme et mon groom5 ont l’habitude de les monter quand je suis absent. Les chevaux sont montés de 3 à 4 fois par semaine, sinon, je les mène.
Personnellement, devez-vous travailler votre propre condition physique ?
Pas spécialement car j’aime le sport. J’aime nager, jouer au tennis, le ski nautique… et je suis encore assez jeune pour pouvoir me passer de fitness.
Quelle est la plus belle sensation aux commandes d’un attelage à quatre ?
Quand les chevaux vous aident. Quand ils ont compris ce que vous leur demandez, quand ils vous disent : « Ok, on a pigé, et on va même le faire plus vite et plus rapidement que toi ».
L’Australie6 vous manque-t-elle ?
Oui, mais à ce niveau de compétition, je n’ai pas le choix, il faut être basé en Europe.
Lexique :
Plus sur Boyd Exell : www.boydexell.com